Journée auteur au collège Pierre Adt De Forbach

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Le 14 mars 2016, j’ai eu la chance de participer une nouvelle fois à la journée auteur organisée par Mme Gerber et Mme Lambert au collège Pierre Adt de Forbach. Certains prénoms m’étaient familiers et j’ai vraiment été touchée de retrouver certains élèves de l’année précédente, me rappelant de bons souvenirs. Cette journée a été très enrichissante, mais aussi un brin stressante, car je me suis livrée à un exercice qui m’était inconnu : celui des médias. J’espère m’en être bien sortie… en tout cas, j’ai vraiment apprécié revenir à Forbach !

Bon, je dois avouer que je me suis faite quelque peu… humilier par les élèves lors des petits « défis mots » où j’ai terminé dernière à chaque fois (mais, j’ai quand même gagné deux/trois points pour sauver l’honneur !). Heureusement, je pouvais me venger lors des ateliers d’écriture en ajoutant des mots improbables comme « chat », « sentiment » ou « aile »… Ce qui a donné naissance à des histoires très loufoques !

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Extrait des histoires écrites lors de l’atelier d’écriture :

Histoire 1 :  Il y avait un garçon qui est parti au ciel.  Ses parents l’aimaient beaucoup. Les chats mangeaient une pomme pour fêter la mort de celui-ci. Le chat avait des sentiments amicaux pour les félins.  Tout ça n’était que le rêve d’une fille qui était dans sa maison.

Histoire 2 :   Deux ans plus tard, ayant toujours ses ailes, tout le monde disait qu’il ressemblait à un ange mais il ne savait pas voler.  Avecses ailes, il captait le satellite et une chaine de télévision appelée « Nuage » où de mignons petits chats s’entretuaient.  Des démons les faisaient cuire ensuite en ragout pour les faire manger à la cantine.  Le ragout n’étant pas mangé par les élèves, ils en firent une glace et la distribuèrent tellement le soleil tapait. Les élèves apprécièrent, ils étaient tout feu tout flamme.  Les élèves se changèrent en Nutella et se firent manger par les démons. [/box]

Sur ces belles histoires, je vous laisse découvrir les articles ci-après retraçant cette journée exceptionnelle et merveilleuse passée en compagnie des collégiens de Pierre Adt que je remercie encore une fois pour ce moment de complicité (ainsi que pour leurs conseils concernant le choix de la couleur de la prochaine couverture ! hi hi hi).

L’article du blog littéraire du collège : Journée auteur

L’article du Républicain Lorrain : Forbach : des collégiens de Pierre-Adt écrivains d’un jour

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En retard… je suis en retard !

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Down_the_Rabbit_Hole

Bonjour à tous,

Écrire cet article va être difficile, car il me met face à ma propre vie, et à l’accumulation des échecs de cette année. Mais, rester dans le déni ne me semble pas être une bonne chose pour avancer et se reprendre en main. Alors, aujourd’hui, je fais un premier pas en avant.

J’aime les projets et, malgré mon âge, j’en ai mené beaucoup. Pourtant, je suis à bout de souffle. Le cruel « métro, boulot, dodo » commence à peser dans la balance, mon corps lui-même semble prêt à céder et le goût des nouveautés est bien fade. Si je traverse une mauvaise passe, alors elle commence à se faire longue…

Je cours après le temps, les rêves perdus et oubliés, l’envie de me bâtir cette vie à laquelle j’aspire.

Vous vous en doutez donc, l’écriture souffre de cette vie et mon tome 3 en pâtit. Je suis au-delà du retard admissible. À tel point que la publication de Rédemption doit être repoussée.
Croyez-moi, j’ai tout fait pour parvenir à le boucler dans les temps, jusqu’à ne plus en dormir la nuit. J’ai continué à le porter, en m’obligeant à écrire selon des plannings, sans pleurer, ni hurler, en m’enfermant dans ma chambre, en me privant de soirée… jusqu’à en tomber malade. Mais, je n’ai pas réussi, je ne pouvais pas.
Le syndrome de la page blanche m’a alors frappée et je suis restée des heures devant l’écran sans être capable d’écrire un mot. Une amie blogueuse a tenté de m’aider en me donnant des challenges chaque jour, en me faisant écrire autre chose (surtout des textes sans queue ni tête), mais le résultat était le même en reprenant mon manuscrit.

Je suis trop fatiguée et je n’arrive plus (ou je ne sais plus) à me dégager du temps pour me retrouver avec mes personnages. J’écris, mais à une vitesse si lente, que c’est décourageant lorsque je regarde ma deadline.
Dans ces moments-là, on se rend compte que le travail d’auteur n’est pas toujours simple, et davantage si on doit jongler entre vie privé, pro et auteur.

J’ai bien l’intention de ne pas rester dans cette spirale infernale, en commençant par changer de rythme. Je dois aussi réapprendre à gérer mon temps, à me consacrer du temps et à me motiver.

Au planning, Rédemption est prévu pour mi 2016.

Je suis vraiment désolée pour ce retard inexcusable. Je sais que certains d’entre vous attendent le tome 3 avec impatience, parce que je reçois de plus en plus de messages me demandant quand il sera disponible. J’aurais dû écrire cet article il y a plusieurs mois mais, je n’ai pas vu le temps filer à toute vitesse.

Je vais terminer cet article en remerciant ma maison d’édition pour leur compréhension et leur gentillesse. Mais je vous remercie aussi vous, mes lecteurs si adorables, pour vos petits messages.

 

Consultation décalée de Svetlana Kirilina

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Une petite interview de Svetlana Kirilina un peu décalée, ça vous tente ?

pillules

Je consulte rapidement mon agenda, soulagée de constater que cette consultation sera la dernière de la journée. Ma patiente arrive et prend place dans le gigantesque fauteuil rouge trônant au centre de la pièce. Spécialisée dans le traitement de la Bisounourserie, je devine sans peine le mal qui ronge cette jeune femme…

Bonjour Svetlana, je suis le docteur Wency. Vous pouvez ôter votre veste et vous mettre à votre aise…

Bien, commençons par remplir le questionnaire de base… Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Me présenter ? Mais vous avez un dossier long comme le bras sur moi, je vous vois le feuilleter d’ici. Enfin, comme vous voulez, hein. Je suis née l’année de Tchernobyl, mais je brille pas dans le noir. Je rêve de la destruction du monde, mais il se laisse pas trop faire. Du coup, pour compenser, je scribouille des histoires. Beaucoup d’histoires. Vraiment beaucoup. Parfois, je me lance dans des expériences et parfois, elles loupent. Avec quelques comparses, on envisage de s’exiler un jour sur une île déserte, mais on a pas encore trouvé notre bonheur. Et puis, tiens, longue vie aux grenouilles !

 

Qu’attendez-vous de cette consultation ?

De cette consultation ? Ah mais attendez. Moi, je suis là uniquement parce que j’ai vu de la lumière. En plus, ça flottait dehors, il y avait de l’orage, la foudre est même tombée à trois pas sur un poteau électrique. D’ailleurs, c’est pour ça, toutes ces bougies ? Faudrait faire gaffe, hein. Avec toute la paperasse qui traine ici, suffirait d’un faux mouvement pour une belle flambée. Ça serait pas mal, remarquez. C’est joli, le feu.

 

De la lumière, de l’orage, de la foudre et du feu… Avez-vous peur que les ténèbres vous avalent ? Jusqu’ici, elles n’ont mangé personne !

C’est ça, moquez-vous ! Figurez-vous que l’ombre peut cacher les pires des créatures… de l’ombre. Vous avez jamais entendu parler de la terrible sombrette à persiflettes ? C’est une plante qui vit au fond des puits et qui crache du poison dans l’eau. Et ceux qui ont le malheur de goûter à cette eau se retrouvent avec d’horribles crampes d’estomac. Non, et puis, je vois très bien ce que vous essayez de faire. Vous pensez que j’ai besoin d’une thérapie. Alors que, hein, entre nous, avouez qu’une bonne dose d’hémoglobine, ça fait toujours son petit effet !

 

Vous n’avez pas besoin de thérapie ? Vous êtes certaine ? Dans ce cas, expliquez-moi ceci : *agite puis jette le livre Point de fuite sur la petite table basse* Certes, la poisse colle à la peau de Margot et cela entraîne quelques situations indélicates, mais avouez que cette histoire diffère radicalement de Quatorze minutes ou encore Quand la mousse pousse ! Vous souffrez des premiers symptômes de Bisounourserie touchant tous les auteurs sadiques et ce nouveau livre en est la preuve. Ne serait-ce pas un besoin d’arc-en-ciel qui vous aurait poussé à écrire cette histoire ? Mmh ?

Mais ça va pas bien, vous, hein. Par curiosité, vous l’avez eu où, votre diplôme ? Les arcs-en-ciel, je les laisse où ils sont, manquerait plus qu’une de ces horreurs s’invite chez moi ! Bon, après, d’accord, je vois à peu près ce qui a pu vous induire en erreur. Mais je pense que vous avez lu de manière sélective en vous focalisant seulement sur des arcs-en-ciel imaginaires. Alors qu’à côté de ça, il y a de bonnes pintes d’hémoglobine, je vous assure ! Vous ne les avez pas vues ? D’ailleurs, vous tentez de me psychanalyser, mais peut-être que vous ne poussez pas les recherches du bon côté. Peut-être qu’en écrivant cette histoire un peu moins sanglante que les deux autres, je voulais laisser les lecteurs souffler un peu. Une sorte de répit, voyez ? Avant de passer à la vitesse supérieure…

 

Figurez-vous que j’ai obtenu mon diplôme dans une pochette surprise rose en forme de cornet de glace ! Mais, nous sommes là pour parler de vous, et non de mes compétences.

Donc, si je comprends bien, vous désiriez tromper le lecteur au travers de Point de fuite ? C’est vrai que vous n’êtes pas tendre avec la pauvre Margot, la seule fille au monde capable de s’ouvrir la main avec une carte bleue… Pourtant, vous nous offrez aussi une belle histoire entre deux jeunes aux vies opposées et tourmentées. De quoi faire fondre tous les coeurs… Aimez-vous l’artichaut ?

J’ai horreur de ça. Rappelez-vous-en si vous comptez m’inviter au resto. Ah non, ma bonne dame ! Je ne trompe jamais mon lecteur. Si j’avais voulu le faire, j’aurais fait une couverture glauque au possible. Non, là, avec les petites fleurs, le lecteur savait exactement à quoi s’attendre. Il faut juste pas qu’il s’y habitue trop. Parce que dans la suite de mon programme, il y a pas tellement d’histoires qui se terminent bien. Enfin, on est jamais à l’abri d’un accident, me direz-vous… Et si on en revenait à vous ? Après tout, vu la manière dont vous avez obtenu votre diplôme, je suis tout aussi capable de psychanalyser que vous. Parlez-moi de cette obsession pour les arcs-en-ciel. Ça traduit un traumatisme d’enfance ?

 

Je rêve souvent d’une petite licorne gambadant dans une prairie violette, mais aucun traumatisme réel  – si on exclut la lecture d’une trilogie de M.I.A.

Ah oui, la fameuse trilogie qui en a traumatisé plus d’un. Je commence à comprendre pourquoi vous tenez tant à voir des arcs-en-ciel partout. C’est une pathologie assez répandue. Vous devriez consulter.

 

Eh bien, c’est ce que nous faisons actuellement, nous consultons !

Revenons à nos arcs-en-ciel, vous parlez beaucoup de vos futurs projets, avez-vous envie de nous en dévoiler un peu plus ?

J’admire votre manière de détourner la conversation, madame Wency ! On dirait que vous avez fait ça toute votre vie. Mes projets sont trop nombreux pour tenir en une seule consultation, surtout au vu des tarifs que vous pratiquez ! Je vais donc restreindre à ceux qui sont les plus virulents en ce moment, si vous voulez bien. On parlait d’hémoglobine, j’en ai justement un qui colle au thème. Il y a un mois, je me suis fixé pour objectif d’écrire et publier un chapitre par jour. Ça a donné « Les pâtes froides », de la SF révolutionnairo-apocalyptique à narration éclatée où les personnages n’ont pas une espérance de vie très élevée. Je vous avoue, ce projet m’occupe déjà pas mal. C’est tellement intéressant de chercher toujours de nouvelles manières de cogner sur des personnages. Mais comme je n’ai pas *que* des tendances psychopathes, je suis en parallèle sur une histoire plus… gentille (et je vois déjà venir, mais non, rien à voir avec « Point de fuite » !). Il s’agit d’une historiette en épisodes sur un auteur raté qui reçoit la visite de sa muse. Sauf que la muse n’a pas du tout la tête de l’emploi. Voyez, j’ai aucun besoin de thérapie, je suis parfaitement saine d’esprit !

 

Laissez-moi deviner : la muse en question a une tête de grenouille ? Comptez-vous la cuisiner ? Parce que j’adore les cuisses de grenouilles, bien que je n’en mange pas… 

Vous devinez mal, vile consommatrice de cuisses de grenouilles ! La muse en question… s’appelle Hyppolite et a la tête d’un comptable en vadrouille. Sa grande passion dans la vie, c’est les salons de thé et elle a une sainte horreur de la verveine. Et je suis sûre que ce brave Hyppolite, il n’irait jamais démembrer de pauvres batraciens sans défense ! 

grenouille

Je sens que l’on pourrait bien s’entendre lui et moi ! Je note tout de même que, pour quelqu’un qui n’a pas besoin de consulter, vous vous épanchez sans retenue. La séance est bientôt terminée, avez-vous un dernier point que vous aimeriez partager avec nous ? Enfin… avec moi ?

Un dernier point ? Hum, c’est important, le dernier point. C’est un peu comme les derniers mots d’un personnage qu’on s’apprête à hacher menu. Il faut que ça sonne bien, mais que ça donne pas dans le pathos. C’est compliqué, mine de rien. Et donc, euh… Non, mais si je me suis laissée emporter, c’est à cause de l’orage. Ça aurait ressemblé à quoi si on avait attendu qu’il passe en silence ? Bon… si vous insistez vraiment, je vais partager avec vous un secret que personne ne connait. Au moment de la dernière récriture de « Quatorze minutes », j’ai eu un moment de faiblesse et j’ai envisagé de tout changer pour sauver deux personnages. Ça m’a travaillé des jours et des jours, cette bisounourserie malvenue. Et puis, un matin, je me suis réveillée et les choses étaient rentrées dans l’ordre. Mais le répétez à personne, hein ! Je compte sur votre secret médical !

Bien, bien, mon diagnostic est sans appel. Mademoiselle, vous êtes atteinte du syndrome de Bisounourserie et devrez suivre un traitement pour une durée indéterminée. Je vais vous prescrire des petites pilules arcs-en-ciel qui vous aiderons à éradiquer votre bienveillance naissante. Pour le règlement, veuillez déposer deux  tibias fraîchement cassés dans le saladier prévu à cet effet, je vous prie.

Hum, vous croyez que je peux les revendre au marché noir, ces petites pilules ? Sûrement qu’il y aura du monde intéressé, vous croyez pas ? Quant aux tibias, j’ai complètement oublié mon porte-osselets chez moi… Mettez-moi ça sur mon ardoise. En tout cas, c’est bien aimable à vous de m’avoir abrité pendant ce terrible orage. Par contre, je dis ça pour votre bien, mais je pense que ça vous ferait pas de mal de consulter à votre tour. Je sens que les arcs-en-ciel vont jaillir d’un moment à l’autre. Ça devient terrifiant !


Pour découvrir l’univers de Svetlana :

Son site : http://www.champidents.fr/

Ses livres :

Bilan de la journée passée au collège Pierre ADT de Forbach

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Le mardi 5 mai restera longtemps gravé dans ma mémoire. Ce jour-là, je suis allée à la rencontre des élèves du collège Pierre ADT de Forbach pour une journée complète d’ateliers divers.

Tout a commencé à 4h45 précise, lorsque mon réveil m’a forcée à sortir du lit pour me préparer. Même si je suis une lève tôt, j’ai bien cru que je ne parviendrais jamais à tenir debout, mais l’excitation des moments à venir m’a convaincue et j’ai sauté très rapidement sous la douche. J’ai ensuite enchaîné les transports : train, métro et enfin TGV. Après plus de 2h30 de trajet, je suis enfin arrivée sur le quai de la gare de Forbach où m’attendait Emmanuelle, la prof qui m’a si gentiment invitée pour cette journée.

***

Quelques minutes de voiture plus tard, et nous voilà déjà dans le CDI, prêtes – ou presque – à accueillir le premier groupe d’élèves. *inspiration* *expiration* *inspiration* *expiration*…
Au programme : un atelier de lecture et questions/réponses. Timidement, les élèves se lancent et les questions fusent. Certaines sont surprenantes, mais je prends le soin de répondre au mieux et sans tabou. Je ravale plusieurs fois les mots familiers et m’applique à parler le plus distinctement possible. Pas facile comme exercice, heureusement que Mme Gerber et Lambert sont là pour me soutenir !

Lors de ce premier atelier, j’ai enfin fait la connaissance d’Eva, une jeune fille qui s’est donnée du mal pour lire mes deux tomes. Un grand moment ! D’ailleurs, je me demande si je n’étais pas plus gênée qu’elle de vivre cet instant. Pour tout vous dire, j’avais terriblement envie de la serrer dans mes bras, mais je me suis contenue… 

Après une pause bien méritée, nous attaquons un nouvel atelier : l’interview sous forme d’action-vérité ! Je me perds un peu avec les prénoms des élèves, en écorche beaucoup et mes joues chauffent. La prof m’abandonne complètement pendant ce jeu, au point que je lui dis qu’elle est méchante sans vergogne, devant ses élèves comme ça. De quoi aggraver mon cas… Les premières vérités sont avouées et ils commencent leur séance de tortures en me demandant de réciter l’alphabet à l’envers ! Tout cela à été filmé, bien entendu…
*Euh… Z, W, X.. Euh.. *

On poursuit avec le dernier atelier de la journée : l’écriture sous forme de cadavre exquis avec des mots imposés !
Un petit extrait :

Mon ange gardien vint à mon secours mais il arriva si tard que mon chat prit sa place. C’était un détective privé. Il avait la capacité d’écrire et de lire les romans les plus compliqués datant du Moyen Age.

*mouahaha*  

L’heure de la pause déjeunée sonne et je dois vous avouer que j’étais exténuée ! Nous prenons notre temps et j’en profite pour récupérer un peu d’énergie (mais je sens bien que la digestion va être trèèès difficile !)

Nous attaquons le nouvel atelier vers 14 heures et une nouvelle histoire loufoque ! Les élèves se donnent du mal et espèrent créer une histoire qui a du sens. Mais, bien vite, cela dégénère… Sveltana, si tu passes par ici : la relève est assurée ! Pour cette histoire, le sadisme est au rendez-vous…

La princesse assassina le prince qui l’avait trompée avec Brigitte B. en lui tirant dessus. Elle s’en alla en lui tournant le dos pour se cacher dans une grotte et elle se tua en faisant une cascade.

Pour retrouver les deux textes, je vous invite à lire le compte rendu sur le blog du collège.

L’atelier suivant est une sorte de Questions pour un champion. Les élèves sont divisés en deux groupes et s’affrontent pour remporter la partie – et des petits goodies au passage. Pour cette fois, je reste en retrait et compte les points. Je les regarde s’amuser et pester contre l’autre camp lorsqu’ils manquent une réponse. Ils semblent apprendre beaucoup de choses pendant ce jeu et terminent en me reposant des questions.

Cette journée touche à sa fin, mais je m’efforce à répondre avec le même entrain ! L’atelier change et nous repartons pour un Question/réponse, très animé par l’adorable Naomie qui désire tout connaître ! Des élèves me posent des questions plus personnelles et j’en viens à leur raconter mes victoires, mes échecs, mes angoisses, mes petits moments de bonheur… Je sens bien que je peine à réfléchir avant de répondre, que je parle peut-être trop d’ailleurs, mais ils m’écoutent sans oser m’arrêter. D’ailleurs, ça m’a fait du bien de leur parler de ça, du côté moins « glamour » du travail d’un auteur (les correctiiiions, par exemple).

Le CDI se vide doucement et j’en suis presque triste. En écrivant ce bilan, je me rends compte que tout est passé très vite ! Et j’ai peur d’avoir oublié certains moments passés avec eux… J’ai à peine le temps de boire un chocolat avec Emmanuelle, que je dois remonter dans le TGV. Lorsque j’en descends, je réalise que cette journée extraordinaire est vraiment terminée…

Je vais terminer ce bilan par des petites anecdotes :

Entre deux ateliers, Sabri, le rapporteur de cette journée, tentait de me soudoyer pour que je vote pour Divergente. Il aimerait beaucoup que sa copine, qui a écrit la chronique de ce livre, remporte l’un des concours.
Les regards d’un trio de garçons quand je leur ai dit que je jouais bien aux jeux vidéos. Mémorable !
Les demandes de dédicaces sur des petits papiers découpés en forme de cœur ou d’étoile. (mon poignet souffre encore…)
Et tellement d’autres…

Hey, c’est pas fini ! Vous pouvez visiter le blog du collège Pierre ADT pour regarder toutes les photos (un jour, je serai photogénique) :

Journée auteur

 

Remerciements : 

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