[Lecture] Les Traqueurs par Antoine Bombrun

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les_traqueursCe matin, j’ai terminé un livre surprenant par son style de narration. Il plonge le lecteur dans l’histoire comme s’il l’avait lui-même vécue. Il s’agit de « Les Traqueurs » écrit par Antoine Bombrun que j’ai découvert sur le site de L’Attelage (dont je suis devenue accro depuis que j’ai lu certaines histoires, mais nous y reviendrons dans un autre article).

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Résumé : 

Trois bannis jetés dans une quête impossible, où vengeance et salut s’entremêlent.

Les yeux blancs, l’âme noire.

Un nécromancien, dont la folie n’a d’égal que la puissance.

Vole, vole, vole et virevolte ; ma mémoire tangue comme une barque sur les flots !

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Je vous l’accorde, la 4e de couverture en dévoile assez peu sur l’univers et, en même temps, suffisamment pour piquer la curiosité. Après une brève lecture d’un extrait sur L’Attelage, j’ai craqué et commandé un exemplaire papier (alors que je lis exclusivement en numérique !). Je ne m’attendais pas à recevoir un si gros livre, il avoisine les 350 pages, mais j’ai apprécié la mise en page assez aérée qui apporte un certain confort de lecture.

Je l’ai ouvert avec douceur afin de ne pas abîmer le dos et me suis plongée dans l’histoire de… hein ?! 

Devenir le héros d’un livre

Non, vous ne rêvez pas, j’ai bien changé d’identité le temps d’une histoire. C’était une expérience nouvelle, quelque peu perturbante, mais grisante ! Ce roman est écrit à la deuxième personne, visant très clairement le lecteur qui ne sait plus trop où se mettre dans un premier temps. Concrètement, un narrateur nous raconte une histoire, « ton » histoire, que tu vis au travers des yeux de Shiujih. Je n’avais jamais lu ça auparavant, c’est assez déstabilisant. J’étais même un peu septique au début, mais je me suis laissée pendre au jeu et j’ai finalement apprécié ce « tu » parfois un brin provocateur.

En réalité, je suis vraiment tombée sous le charme de cette narration. Elle fonctionne bien dans ce récit de dark fantasy, parce qu’elle est maîtrisée à la perfection. La lecture est fluide, appuyée par un vocabulaire à la fois soutenu et familier. Les mots s’enchaînent, les pages se tournent et les heures passent sans même s’en rendre compte. Plusieurs fois, je me suis arrêtée pour me dire : c’est vraiment culotté d’écrire au « tu » ! Oui, c’est un peu dingue dans le fond. Mais, la nouveauté fait du bien.

 La vengeance est un plat qui se mange froid

Le point fort de « Les Traqueurs » est, à mes yeux, les personnages. Ils possèdent une personnalité, une âme et une histoire bien travaillée. Je me suis beaucoup attachée à Shiujih (moi, toi, lui… bref !) Rhyunâr (qui maîtrise l’épée comme je manie les baguettes au restaurant japonais) et Thief (le vieux un peu flippant de la bande). L’auteur sait cultiver notre intérêt pour eux et pour la quête dans laquelle ils se sont lancés. En réalité, les trois hommes subissent une sorte de malédiction et sont prêts à tout pour se venger du nécromancien les ayant condamnés. Ils le traquent sans relâche et ne reculent devant aucun obstacle.

Malgré tout, j’ai relevé quelques longueurs par moment, il faut dire que la fantasy n’est pas ma tasse de thé. Par contre, j’ai aimé les descriptions bien dosées et la narration assez légère malgré le style. Le personnage de Rhyunâr apporte énormément au récit, certaines de ses réactions m’ont fait sourire (d’autres m’ont fait hurler d’horreur). Les trois traqueurs forment une belle équipe !

Et si vous preniez part à l’aventure ?

Vous comprenez mieux pourquoi je voulais vous parler de ce livre ? Rien que pour la narration à la deuxième personne, il faut le lire. Les personnages sont attachants et l’intrigue bien menée. Il s’agit d’une belle découverte que je vous recommande chaudement.

Si vous avez envie de le lire, c’est par ici –> Les Traqueurs

2 Réponses

  1. Merci pour cette chronique enthousiaste, Mélanie, ainsi que pour ces beaux compliments !

    Longue vie à l’Attelage !

    • Avec plaisir, Antoine ! J’ai passé un très bon moment avec Les Traqueurs.
      Comme tu dis, longue vie à l’Attelage !

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