Bisounours deviendra grand

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Au commencement, j’étais Bisounours.

Les plans de mes premières histoires sont très clairs : du bonheur, de l’amour, un happy end, sinon rien ! Encore aujourd’hui, les parcourir fait naître un petit sourire béat et légèrement niais à l’idée de concrétiser toutes ces magnifiques promesses. Certes, on pouvait y lire quelques malheurs entre les lignes, juste de quoi alimenter des moments d’émotions intenses, mais mon côté Bisounours reprenait bien vite le dessus.

lolcat destructionAujourd’hui, ces plans sont bien différents, surtout depuis mon inscription sur un forum peuplé d’auteurs plus sadiques les uns que les autres… Grâce à eux, j’ai appris à torturer mes personnages sans y voir d’inconvénient et à aimer ça. Je prends donc plaisir à imaginer de nouveaux tourments pour complaire mes maîtres d’apprentissage qui me poussent toujours à me surpasser. Mais, soyez sans crainte, l’auteur fleur bleue n’est jamais très loin et sait mettre les points sur les « i » quand le démon sommeillant en moi commence à délirer légèrement. Si je ne pense pas maîtriser complètement l’art du sadisme de l’auteur, je compte bien en apprendre les contours afin d’approfondir davantage mes histoires ainsi que mes personnages.

Une dose de bonheur pour une pincée de malheurs

Cette recette n’est pas une fatalité, bien évidemment, puisqu’on peut même l’inverser ! Lorsque je lis un livre, j’apprécie les péripéties corsées et l’infortune des personnages, surtout si celles-ci sont accompagnées de belles victoires. Et puis, il y a malheurs et malheurs : une histoire d’amour impossible peut être aussi douloureuse que douce à vivre. Une intrigue qui me captive est une histoire qui me fait autant de mal que de bien et j’avoue que c’est aussi le cas lorsque j’écris… Pour me noyer dans le bonheur, il faut donc me piétiner un peu le cœur avant toute chose, me faire endurer des calvaires pour mieux savourer les moments de quiétude. Promis, tout va bien dans ma petite tête.

Qui veut goûter à ma nouvelle plume acérée ?

Vous vous demandez certainement où je veux en venir avec cet article des plus étranges, non ? En réalité, je souhaite évoluer pour vous faire davantage hurler plaisir au travers de mes écrits. Je veux vous faire pleurer vibrer et détester aimer davantage mes histoires en approfondissant les personnages, les antagonistes ainsi que les intrigues. J’espère bien me surpasser dans mes projets à venir ainsi que dans mon troisième tome de L’envers du Paradis.

Il s’agit simplement d’une sorte de bilan qui montre combien nos idées et notre façon d’écrire peuvent changer au fil du temps. Ce qui est drôle, c’est que je me sens maintenant incapable d’imaginer une histoire sans torturer un peu mes personnages… A ce propos, j’ai un terrible défi à relever (on remercie la grenouille !) : écrire une histoire avec beaucoup de morts et de sang. L’univers qui découle de cette consigne est très sombre et je m’y sens étonnamment bien.

Affaire à suivre donc…

PS : en réalité, j’ai trouvé cette photo de chat tellement véridique que j’ai cherché à écrire un article pour le plaisir de l’utiliser…

13 Réponses

  1. Amen

    Ca fait tellement plaisir de savoir qu’on a participé à rendre un bisounours sanguinaire. T’as pas idée. C’est un peu ma fierté personnelle :’)

    Donc je te souhaite plein de courage dans cette entreprise de maltraitage. Et souviens-toi de cet adage – quand l’histoire patine, casse des tibias :mrgreen:

    • Je vais donc avoir une bonne note à mon prochain devoir ? Chouette, chouette, chouette !!
      Tu n’as pas honte tout de même de pervertir des bisounours ainsi ? Les pauvres… niark !

      • Quand je pense que c’est elle qui doit me faire une histoire toute belle, pleine de bons sentiments :p

        • T’inquiète, l’histoire est déjà écrite Elle est toute gentille, toute pas pleine de sang… rien d’horrible, en fait. Mais j’ai pas le droit de la diffuser pour l’instant

      • Une très bonne note… Enfin, si tu rajoutes la quantité requise d’hémoglobine

        Honte ? Mmmh, non, c’est un sentiment inconnu, ça…

  2. Nooooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn
    Pas toi aussi !!!!!!!

  3. Marrant, pour ma part, j’ai commencé dans le très sombre et maintenant j’y ajoute rose-bonbons-paillettes (enfin, pas pour tout).
    J’avais quinze ans lorsque j’ai rédigé Elle, une autre – l’histoire d’une tueuse en série, donc voilà, pas besoin d’expliquer je crois.

    Pour les romans écrits ces quatre dernières années, dans l’ordre chronologique :
    – L’étreinte des vagues : comédie romantique, même si un personnage finit mal
    – Bleu du bonheur : difficile à classer, en quelque sorte un thriller psychologique, mais impossible pour moi de torturer physiquement mes personnages (mentalement, c’est une autre histoire)
    – L’abîme au bout des doigts : fantastique et là, clairement, le postulat de base est sanglant, il y a d’ailleurs une scène terriblement gore qui m’a dégoûtée en la rédigeant
    – Pantin d’écriture : fantastique et à nouveau, des scènes de meurtres
    – Héritage captif : fantastique, sombre mais avec une histoire d’amour
    – Titre inconnu : celui que j’écris actuellement, résolumment rose et rires, aucune horreur de programmée

    Plus toutes mes nouvelles, et là j’ai plus facile à être gentille envers mes personnages.

    • Il faut vraiment que je te découvre tes livres ! Je n’arrête pas de me le dire, mais j’en suis certaine à présent car je sais qu’ils pourraient me plaire.
      Alors, c’est l’effet inverse pour toi, les bisounours t’influencent dans tes écrits… mmh, c’est très intéressant !

      • Attends que l’un des récents sorte… Ceux qui sont publiés datent un peu et j’ai nettement progressé depuis (limite si je n’ai pas honte qu’ils soient en vente ). Sinon, si tu veux bêta-lire Héritage captif, avec les sorcières…

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